Vendredi 20 novembre 2009
Certains d'entre vous s'en souviennent peut-être, j'ai écrit un roman qui a été publié l'an dernier. (plus d'info ici).

Depuis, j'ai commencé à travailler sur un autre roman. J'ai une histoire en tête, évidemment. Mais je n'arrive pas à l'écrire.
C'est une frustration terrible.

Quand j'écris ici, quand je ponds des petits textes, je m'en sors assez facilement. Il est très rare que je passe plus de dix minutes à écrire un article. C'est tellement plus facile : je n'ai pas besoin d'inventer. Je me sers d'une anecdote de notre quotidien. Parfois, je l'emballe dans un peu de papier cadeau avec un noeud autour, histoire de rendre la marchandise plus attrayante. Mais de manière générale, je ne me fatigue pas trop...

Quand je suis face à mon ordi pour coucher les idées que j'ai en tête pour en faire un véritable récit de fiction, c'est une autre paire de manche. Je n'irai pas jusqu'à dire que je souffre de la fameuse angoisse de la page blanche. En plus, je n'écris plus sur papier, mais sur traitement de texte et jusqu'ici, je ne pense pas avoir jamais ressenti l'angoisse du fichier word vierge...

Toujours est-il que c'est uniquement quand je trouve un peu de temps pour travailler sur mon deuxième roman que je me rends compte à quel point j'ai l'écriture douloureuse... à quel point je suis incapable du moindre rendement, éloignée de toute logique d'efficacité comme c'est le cas sur mon blog.

J'appuie mes récits sur des personnages. Et je crois que c'est là mon défaut. Mes personnages vivent dans mon esprit pendant des mois avant que je ne les décrive, que je les mette en mouvement. Je sais exactement quel caractère je veux leur donner, quels défauts et si je suis de bonne humeur, quelles qualités ils auront. C'est ce que je préfère dans les livres : les personnages.

De la même manière que dans la vie, ce qui m'intéresse le plus, ce sont les gens, leur carctères, leurs particularités physiques et toutes les déductions que je peux tirer en les observant, en les écoutant... ce qui leur arrive m'intéresse moins, ou de manière plus accessoire.

Quand on se veut auteure, c'est un gros problème. Car s'il n'arrive rien aux personnages, il n'y a pas d'histoire, mais seulement une galerie de portraits qui ne peut pas faire accrocher le lecteur.

Consciente de ce gros défaut, j'ai essayé de cogiter au maximum aux péripéties que j'allais faire vivre à mes personnages cette fois... et voilà que maintenant je ne sais plus vraiment comment m'en sortir...

Rrrr

La gestation est longue chez moi... très longue...
Par le majeur - Publié dans : sous l'ongle du majeur - Communauté : Ô féminin
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Dimanche 15 novembre 2009
Rrrr ! Attention, je vais mordre. Oui, je suis capable de ça.
Principalement dans une tablette de chocolat, je vous l'accorde...
Mais parfois, je me sens d'humeur à montrer les crocs...

"Qui te fait des misères ma cocotte ? " vous-demandez-vous, car vous êtes un peu paternalistes, je le sens. Et bien ce sont encore ces vilains petits vieux du syndic' de copropriété  ! Ils m'embêtent ! Ils m'ont tirer les couettes presque fichu dehors. 

Et oui, pire que les caïds de cours de récréation qui tirent sur les jupes des filles, il y a les gros-méchants propriétaires d'appartements qui croient que toute la résidence leur appartient et qui sont persuadés que le locataire est un joujou en plastique fournis en bonus par l'agence immobilière pour tout achat d'un T4+parking.

Nous ne sommes pas des joujoux. Aux dernières nouvelles, nous ne faisons pas "pouet-pouet" quand on nous presse le ventre (enfin... pas trop). Non, nous sommes plutôt de stupides animaux disciplinés qui se séparent d'une part significative de leur revenu en espérant obtenir en contrepartie le droit d'usage de quelques mètre carré...

Naïvement, nous croyions que ce droit d'usage s'accompagnait du subtil sentiment communément appelé "se sentir chez soi". Mais nous nous sommes récemment rendus compte que cela n'était pas compris dans le contrat de bail.

C'est ainsi que dernièrement, un serrurier est venu changer la serrure (sans grande surprise) de la porte du sous-sol. Elle était défectueuse depuis un bon moment. Il était donc nécessaire de la remplacer.

Mais était-ce justifié de le faire un vendredi soir, sans en avertir personne ?
Était-ce très judicieux de ne mettre les nouvelles clés à disposition des résidents qu'à partir du mardi matin ?

Je vous sens très inquiets... je vous rassure donc, il y a une autre porte par laquelle nous pouvions entrer dans la résidence, mais ça nous obligeait à en faire tout le tour...

Comment ça ce n'est pas une raison suffisante pour montrer les crocs ?
Rrrrr


Par le majeur - Publié dans : attaque à main armée - Communauté : HURLEMENT PRIMAIRE
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Mardi 10 novembre 2009
Il y a des jours comme ça, où l'on ne se sent pas vraiment l'âme patriote.
Il y a des jours où l'on se dit que finalement, l'égalité entre les hommes est complètement illusoire... et que le lieu où l'on naît, le lieu où l'on vit, peut anéantir à lui tout seul toute nos chances...

Prenez, par exemple, une bretonne ( qui restera anonyme par crainte des représailles de ses compatriotes...)
Prenez surtout une bretonne piétonne...
Croyez-vous qu'elle ait une seule chance de parvenir au travail sèche et sauve ?
Croyez-vous qu'elle puisse parcourir quelques misérables centaines de mètres sans que son pépin ne se retourne, offrant son brushing déjà pas terrible en pâture aux intempéries ?
Croyez-vous qu'elle puisse éviter qu'une cascade miniature improvisée entre les planches d'un échafaudage ne termine sa chute dans l'accueillant creux de sa nuque ?
Croyez-vous franchement qu'après avoir été traitée de la sorte cette bretonne puisse conserver la foi en sa patrie ?

Le quinté dans l'ordre est bien entendu non, non, non, non et NON !

Il y a des jours comme ça où l'on se rêve originaire d'une région chaude et sèche.

Il y a des jours où on voudrait déposer le brevet du parapluie qui ne fléchi pas, mais surtout le brevet du nuage qui ne pleut pas...

Il y a des jours où l'on comprend mieux le terme de "réfugié climatique"...


Avis à tous les bretons aveuglé par la beauté de leur région qui certifiernt qu'en Bretagne, il ne pleut que sur les cons :  Réjouissez-vous. Vous aviez raison. Je me suis effectivement sentie très conne au bureau quand je n'avais qu'une couverture polaire sur les jambes en attendant que mon pantalon imbibé ne dégorge sur le radiateur...



Par le majeur - Publié dans : attaque à main armée - Communauté : HURLEMENT PRIMAIRE
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Jeudi 5 novembre 2009
Ah ! Les vacances de la toussaint. Les vacances piège...

Pas assez beau pour se motiver à faire de grandes promenades.
Pas assez mauvais pour rester à la maison sans culpabiliser...

Trouver de quoi occuper les phalanges.
En dehors du foot en salon et du karaté en chambre évidemment...

Trouver de quoi m'occuper moi-même.
En dehors de la course poursuite après un phalange en délit de fuite évidemment...

Alors on n'a rien inventé.
On a été au parc, on a fait de la peinture et surtout, on a avalé quelques kilomètres de dessins animés, avachis dans le canapé. Parce c'est aussi ça les vacances de la toussaint !
Par le majeur - Publié dans : les 4 doigts de la main ! - Communauté : Toi & moi...parents aussi !
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Vendredi 30 octobre 2009
C'était une petite bonne femme que les années avait tassée.
C'était un sourire que jamais rien ne semblait pouvoir faner.
C'était le pilier de la famille qu'elle avait fondée.

Elle avait relevé tant de défis ces dernières années, qu'on aurait pu la croire lassée.
Elle était simplement vieille et un forcément un peu usée.

Elle contemplait ses arrières-petits enfants avec la satisfaction infinie d'avoir accompli de grandes choses.

Plus que la grand-mère de l'annulaire, elle était pour moi la preuve que vieillir n'est pas la  triste destinée à la quelle on veut nous faire croire. 

Anne, merci pour tout ça et au revoir.
Par le majeur - Publié dans : l'annulaire - Communauté : Ô féminin
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On lève le doigt !

L'empreinte du temps

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